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La Chica

crédits photo Guillaume Malheiro

C’est par un heureux hasard que nous avons découvert La Chica (de son vrai nom Sophie Fustec) lors du Mama Festival 2019, dans les tréfonds du Backstage by the Mill, assez tard dans la nuit, lors d’un live hypnotique. On a immédiatement été convaincu par son univers à la fois mélancolique et entrainant. 

Elle se fait donc appeler « La Chica de Belleville » ; « La Chica » c’est le surnom qu’elle avait adolescente au Venezuela ; un rappel perpétuel à sa condition de femme. « Belleville », c’est le quartier Parisien où la chanteuse a posé ses valises à son arrivée dans la capitale.

Elle a tout d’abord fait partie du groupe 3SomeSisters, né en 2010, où elle a pu collaborer avec des artistes telle que Yaël Naim. En 2015, elle se lance en solo avec son premier EP Oasis qui annonce la couleur d’un univers aussi fort graphiquement que musicalement. L’esthétique a beaucoup d’importance pour la chanteuse amoureuse d’arts : la peinture, le dessin, le collage. Elle se dit inspirée par des artistes tels que Basquiat ou encore Keith Haring, et cela se voit d’ailleurs tout à fait.

La jeune femme a grandi aux côtés d’un père français et d’une mère vénézuélienne ; combo culturel qui inspire beaucoup sa musique. Initialement pianiste puis violoniste, elle abandonne finalement la pratique des instruments pour se lancer dans des études en ingénierie du son. Avec son arrivée à Paris à 23 ans, elle se fait très vite rattraper par son premier amour, d’abord en tant que musicienne, puis rapidement en tant que chanteuse.

À la croisée de ces deux cultures, elle chante en espagnol et accompagne sa voix de beats électro-psychédéliques vaporeux, aux accents chamaniques.

Elle nous transporte. Elle évoque ses perceptions : émotions, obsessions, rêves. Avec elle on voyage, mais pas seulement : dans ses albums la chanteuse dénonce et rend hommage.  Dans son morceau ‘El cante del Pilon’ par exemple, elle fait référence aux chants des esclaves au Venezuela. Elle indique cependant ne pas faire de politique, mais seulement son souhait de rappeler à ses auditeurs la chance que cela peut être de vivre dans un pays comme la France, tout en envoyant des bonnes vibes et ses meilleures pensées au Vénézuela.

Voici un bel exemple de ce qu’elle sait faire dans la video qui illustre son titre ‘Serpiente’. Transcendant, nous voici dans un univers parallèle : « Le royaume du crépuscule commence, je change de peau (comme un serpent) et je vois le monde à l’envers ». Le clip est révélateur des différentes facettes de la chanteuse qui évolue aussi bien de jour que de nuit, en anglais ou en espagnol. 

Sur son Insta, on retrouve également un bel aperçu de son univers haut en couleurs et en formes géométriques. Trompe-l’œil, dessins et portraits rythment son compte. On peut apercevoir son style vestimentaire, en accord avec cette esthétique peu commune. La Chica nous fait voyager avec sa musique mais aussi avec son personnage, son univers, et le brassage culturel qu’elle incarne. 

En novembre dernier, elle sort un nouveau titre en anglais, épuré, blanc, doux et différent : ‘Drink’. On plane à ses côtés, bercé par les changements de rythmes d’un titre évolutif. Puis en décembre, ‘La Loba’ dont on vous laisse une version interprétée en live pour Canal+ à visionner ici :

Une chose est sure, elle n’en finira pas de nous étonner, et chacune de ses sorties est une jolie surprise.

Noemie Lambert

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